Matrice du portefeuille applicatif : exemple TIME complet
Le modèle TIME appliqué à un portefeuille fictif de 80 applications : grilles de notation, matrice 2x2, décisions, pièges et modèle gratuit à télécharger.
Frédéric Le Bris
CEO & Co-fondateur

Tous les guides de rationalisation applicative expliquent le modèle TIME en quatre cases : Tolérer, Investir, Migrer, Éliminer. Très peu montrent ce qui se passe quand on l'applique pour de vrai à une liste d'applications : qui note quoi, avec quelle grille, où placer le seuil, et que faire des dix-sept applications qui tombent dans « Éliminer » un jeudi après-midi. Cet article le fait, étape par étape, sur un portefeuille d'exemple de 80 applications. L'entreprise et son portefeuille sont fictifs : noms, notes et effectifs sont inventés, mais les chiffres sont cohérents entre eux, pour que vous puissiez suivre le calcul et reprendre la méthode.
TL;DR
- TIME classe les applications sur deux axes, valeur métier et santé technique, en quatre verdicts : Tolerate, Invest, Migrate, Eliminate (Tolérer, Investir, Migrer, Éliminer).
- Chaque axe se note avec une grille pondérée courte (4 à 5 critères, échelle de 1 à 5) et un seuil fixe, ici 3,0 sur les deux axes. Les responsables métier notent la valeur ; la DSI note la santé technique.
- Dans notre portefeuille fictif de 80 applications, la matrice finale donne 18 Investir, 31 Tolérer, 14 Migrer, 17 Éliminer, après un verdict corrigé grâce à la vérification des dépendances.
- Un verdict n'est pas une décision : chaque « Éliminer » exige un responsable, une date et une vérification des dépendances avant toute extinction.
- Téléchargez le modèle de matrice TIME (XLSX) gratuit, avec les deux grilles, des pondérations modifiables, la règle de verdict et un graphique de la matrice qui se met à jour au fil de la notation.
Qu'est-ce que le modèle TIME, en une minute ?
TIME est une matrice 2x2 qui positionne chaque application selon sa valeur métier et sa santé technique, et associe à chaque quadrant une action par défaut. Le modèle est couramment attribué au Gartner et repris par de nombreux éditeurs d'outils d'APM (gestion du portefeuille applicatif) ; les lettres signifient :
| Quadrant | Valeur métier | Santé technique | Action par défaut |
|---|---|---|---|
| Tolérer (Tolerate) | Faible | Bonne | Maintenir en l'état, dépenser le minimum, ne pas étendre |
| Investir (Invest) | Forte | Bonne | Financer les évolutions, intégrer, en faire la référence |
| Migrer (Migrate) | Forte | Mauvaise | Garder la fonction, remplacer ou replateformer la technique |
| Éliminer (Eliminate) | Faible | Mauvaise | Décommissionner, après vérification des dépendances et des données |
Pour le cadre d'ensemble (inventaire, évaluation, gouvernance, indicateurs), voyez le guide de l'Application Portfolio Management ; pour le volet coûts (TCO, licences, gains rapides), l'article sur la rationalisation du SI et la réduction des coûts applicatifs. Ici, on reste sur un seul sujet : dérouler la matrice elle-même.
L'exemple : qui est notre entreprise fictive ?
Notre exemple est une ETI industrielle d'environ 900 salariés, avec trois usines, un siège et une DSI de onze personnes. Son portefeuille compte 80 applications : un ERP, un MES dans les ateliers, un CRM, un PLM, la paie en SaaS, une douzaine d'outils maison développés sur quinze ans, et la longue traîne habituelle de SaaS départementaux. Personne ne l'a jamais revu dans son ensemble, et le DSI veut une matrice TIME avant les arbitrages budgétaires. Encore une fois, cette entreprise n'existe pas ; elle est construite pour ressembler aux PME et ETI (50 à 5 000 salariés) auxquelles la méthode s'adresse.
Étape 1 : comment construire la liste avant de noter quoi que ce soit ?
Commencez par une ligne par application, un responsable nommé par ligne, et rien d'autre tant que la liste n'est pas complète. Une liste partielle produit une matrice partielle que tout le monde traitera comme complète.
Pour chaque application, les colonnes minimales sont : nom, description courte, catégorie (domaine métier), éditeur ou « développement interne », hébergement, responsable côté métier et côté DSI. À l'étape 2, c'est le responsable métier qui note la valeur. Si une ligne n'a pas de responsable, écrivez « aucun » plutôt que de laisser vide ; les applications orphelines sont un constat en soi, et la matrice des responsables d'applications explique comment les attribuer.
Deux règles pratiques tirées de l'exemple :
- Compter par application métier, pas par module ni par instance. L'ERP fait une ligne même s'il couvre finance, achats et planification.
- Fixer le périmètre d'entrée. Notre entreprise exclut la bureautique, les systèmes d'exploitation et les outils purement d'infrastructure. Cette décision est écrite en tête de fichier.
Dans l'exemple, cette étape prend deux semaines et se termine avec 80 lignes, dont 9 sans responsable métier identifié.
Étape 2 : comment noter la valeur métier ?
La valeur métier est la moyenne pondérée de quatre critères notés de 1 à 5 par le responsable métier de l'application, la DSI étant présente pour questionner, pas pour voter. Au-delà de six critères, on fait des moyennes au lieu de juger.
| Critère | Poids | 1 | 3 | 5 |
|---|---|---|---|---|
| Criticité pour les processus | 40 % | Aucun processus métier n'en dépend ; simple confort | Soutient un processus important ; un mode dégradé tient quelques jours | Un processus cœur (production, commande-facturation, paie) s'arrête en quelques heures |
| Utilisateurs et portée | 20 % | Moins de 10 utilisateurs, une seule équipe | Un service ou 50 à 200 utilisateurs | Toute l'entreprise, ou utilisée par des clients ou partenaires |
| Différenciation | 20 % | Fonction banalisée, nombreux équivalents sur le marché | Paramétrée selon nos façons de travailler | Porte un savoir-faire que les concurrents n'ont pas |
| Obligation réglementaire et contractuelle | 20 % | Aucune obligation attachée | Détient des données personnelles ou archivées soumises à conservation | Nécessaire pour respecter une obligation légale ou client (traçabilité, comptes sociaux, paie) |
Note de valeur = 0,40 × criticité + 0,20 × utilisateurs + 0,20 × différenciation + 0,20 × obligation.
Comment l'entreprise de l'exemple s'y prend : un atelier de 90 minutes par domaine métier (six au total), chaque responsable métier notant ses applications à voix haute, l'architecte de la DSI demandant « que se passe-t-il lundi matin si elle disparaît ? » pour chaque criticité notée 4 ou 5. Les notes 2 et 4 signifient « entre les deux descriptions » ; la grille complète est dans le modèle.
Étape 3 : comment noter la santé technique ?
La santé technique est la moyenne pondérée de cinq critères notés par la DSI : le responsable d'application ou l'architecte, avec le RSSI pour la ligne sécurité. Notez l'application telle qu'elle tourne aujourd'hui, pas après la montée de version promise.
| Critère | Poids | 1 | 3 | 5 |
|---|---|---|---|---|
| Support éditeur ou framework | 25 % | Hors support, plus de correctifs | Supportée, mais fin de support annoncée sous 2 ans | Supportée, version courante, feuille de route claire |
| Dette technique | 20 % | Chaque évolution est risquée et lente ; contournements partout | De la dette, évolutions possibles avec précaution | Propre, documentée, les évolutions sont routinières |
| Sécurité | 25 % | Vulnérabilités connues non corrigées, pas de vrai contrôle d'accès | Corrigée, mais des points faibles (comptes partagés, pas de journalisation) | Corrigée, comptes nominatifs, journalisation, revue faite |
| Coût de fonctionnement | 15 % | Coût très supérieur à ce que justifie la fonction | Coût en rapport avec la fonction | Coût faible et prévisible pour la fonction |
| Compétences disponibles | 15 % | Une seule personne (ou un prestataire parti) la connaît | Deux ou trois personnes, documentation partielle | Compétences disponibles en interne et sur le marché |
Note de santé = 0,25 × support + 0,20 × dette + 0,25 × sécurité + 0,15 × coût + 0,15 × compétences.
Le coût de fonctionnement est volontairement sur l'axe santé : une application qui coûte trop cher pour ce qu'elle fait est un problème technique, quelle que soit sa valeur métier. Cela évite de confondre « cher » et « important ».
Étape 4 : comment tracer la matrice et la lire ?
Placez chaque application avec sa note de valeur sur un axe et sa note de santé sur l'autre, et coupez les deux axes à 3,0, le milieu de l'échelle. La règle est mécanique, et c'est voulu : on ne négocie pas un quadrant, on ne peut que contester une note.
- Valeur ≥ 3,0 et santé ≥ 3,0 : Investir
- Valeur ≥ 3,0 et santé < 3,0 : Migrer
- Valeur < 3,0 et santé ≥ 3,0 : Tolérer
- Valeur < 3,0 et santé < 3,0 : Éliminer
Le premier passage sur le portefeuille d'exemple a donné 18 Investir, 31 Tolérer, 13 Migrer et 18 Éliminer. La revue des dépendances de l'étape 5 a fait passer une application d'Éliminer à Migrer (la passerelle EDI, ci-dessous) ; la matrice finale du portefeuille fictif est donc :
| Santé < 3,0 | Santé ≥ 3,0 | |
|---|---|---|
| Valeur ≥ 3,0 | Migrer : 14 | Investir : 18 |
| Valeur < 3,0 | Éliminer : 17 | Tolérer : 31 |
Total : 80 applications. Un quadrant Tolérer très rempli est normal : l'essentiel d'un portefeuille fonctionne sans être déterminant. C'est là qu'on évite de dépenser.
Voici douze lignes de l'exemple, avec les notes calculées à partir des deux grilles :
| Application (fictive) | Catégorie | Valeur | Santé | Verdict |
|---|---|---|---|---|
| ERP (finance, achats, planification) | Cœur d'activité | 4,60 | 3,65 | Investir |
| MES (ateliers) | Production | 4,60 | 3,45 | Investir |
| Paie (SaaS) | RH | 3,80 | 4,25 | Investir |
| CRM | Commercial | 3,20 | 4,10 | Investir |
| Application qualité et traçabilité maison | Qualité | 4,40 | 1,55 | Migrer |
| PLM (sur site, ancienne version) | Bureau d'études | 3,60 | 2,15 | Migrer |
| Passerelle EDI (historique) | Intégration | 3,20 | 1,75 | Migrer |
| Gestion de la formation (LMS) | RH | 2,40 | 3,85 | Tolérer |
| Notes de frais | Finance | 2,40 | 3,65 | Tolérer |
| Gestion des visiteurs | Services généraux | 1,60 | 4,00 | Tolérer |
| Ancien intranet | Collaboration | 1,40 | 1,50 | Éliminer |
| Second outil de gestion de projet (Marketing) | Collaboration | 1,00 | 2,25 | Éliminer |
Lire quatre cas typiques
- Investir, le MES (4,60 / 3,45). La production s'arrête sans lui et il porte le savoir-faire des usines. Sa santé est bonne sans être excellente (sécurité à 3 : comptes opérateurs partagés en atelier). Le premier investissement, c'est cette faiblesse de sécurité.
- Migrer, l'application qualité maison (4,40 / 1,55). La traçabilité des lots exigée par les clients repose sur un framework hors support, maintenu par un seul développeur. La fonction n'est pas en cause, la technique l'est. Le verdict devient un projet de remplacement, pas un décommissionnement.
- Tolérer, la gestion des visiteurs (1,60 / 4,00). Un SaaS peu coûteux et bien tenu dont personne ne dépend. On le renouvelle sans l'intégrer à rien.
- Éliminer, le second outil de gestion de projet (1,00 / 2,25). Le marketing l'a adopté alors que le reste de l'entreprise en utilise un autre ; quatre utilisateurs, aucune obligation, aucune différenciation. Ses projets peuvent rejoindre l'outil principal.
Faites-le à la main avec le modèle, ou tenez le portefeuille, les responsables et les verdicts dans un référentiel partagé : le plan gratuit d'UrbaHive (1 utilisateur, 25 applications, sans carte bancaire) suffit pour l'essayer sur votre périmètre critique.
Étape 5 : comment transformer les verdicts en décisions ?
Un verdict donne une direction ; une décision y ajoute une personne, une date et une liste de dépendances vérifiée. Sans eux, un « Éliminer » reste des années dans le tableur.
Pour chaque quadrant, l'entreprise de l'exemple formalise un type de décision :
| Verdict | Décision formalisée | Qui signe | Revue |
|---|---|---|---|
| Investir | Objectifs d'évolution de l'année, ligne budgétaire | Responsable métier + DSI | Annuelle |
| Migrer | Note de cadrage : cible, séquencement, budget estimatif | Responsable métier + DSI | Aux arbitrages budgétaires |
| Tolérer | « Aucune nouvelle interface, renouvellement en l'état » | Responsable d'application DSI | Annuelle |
| Éliminer | Responsable, date cible, vérification des dépendances, données à conserver | Responsable métier (valide), DSI (exécute) | Mensuelle jusqu'à extinction |
Les 17 applications à éliminer se répartissent en trois groupes dans l'exemple : 7 doublonnent une fonction déjà couverte par une autre application, 6 ne sont presque plus utilisées, et 4 ont déjà été remplacées sans jamais être éteintes. Elles sont planifiées en trois vagues : 6 au trimestre suivant (les inutilisées et les déjà remplacées, sans données à migrer), 6 au trimestre d'après, et 5 au second semestre, les doublons dont les utilisateurs doivent basculer. Chacune passe par la checklist de décommissionnement d'une application avant la date d'extinction : flux, processus, conservation des données, contrats, comptes.
Les 14 applications à migrer deviennent 14 notes de cadrage d'une page. Quatre sont financées cette année (dont l'application qualité), les autres sont séquencées sur les deux exercices budgétaires suivants.
C'est aussi à cette étape que la passerelle EDI a changé de quadrant. Au premier passage, elle avait 2,00 en valeur : un seul utilisateur (l'intégrateur de la DSI), aucune différenciation. La vérification des dépendances a montré que l'ERP y fait transiter toutes les commandes fournisseurs. Sa criticité est passée de 2 à 5, sa note de valeur de 2,00 à 3,20, et son verdict d'Éliminer à Migrer. L'éteindre comme prévu aurait arrêté les achats.
Quels sont les pièges d'une matrice TIME ?
Les trois erreurs les plus coûteuses : noter seul, ignorer les dépendances, et confondre coût et valeur.
- Noter seul. Un urbaniste qui note 80 applications sur les deux axes produit une matrice que personne ne s'approprie, et chaque verdict « Éliminer » est contesté par ses utilisateurs. Séparez les axes : le métier note la valeur, la DSI la santé, et chacun conteste les notes de l'autre pendant l'atelier, pas après.
- Ignorer les dépendances. La valeur métier est notée par ceux qui voient l'écran, pas la tuyauterie. Composants d'intégration, transferts de fichiers et traitements batch sont systématiquement sous-notés, comme la passerelle EDI. Vérifiez les flux entrants et les processus rattachés à chaque application avant de confirmer un Éliminer ou un Migrer.
- Confondre coût et valeur. Une application chère n'a pas plus de valeur, une application bon marché n'en a pas moins. Gardez le coût sur l'axe santé (coût de fonctionnement) ou à côté de la matrice dans une colonne séparée, jamais dans la note de valeur.
- Déplacer le seuil pour obtenir la réponse attendue. Si la matrice affiche 31 Tolérer et que cela semble faux, contestez des notes, pas la coupure à 3,0. Les applications notées entre 2,8 et 3,2 sur un axe méritent un second regard : signalez-les, ne les reclassez pas à la main.
- Traiter la matrice comme un exercice ponctuel. Les notes vieillissent : renotez chaque année, et dès qu'un responsable, un contrat ou un hébergement change.
Comment UrbaHive aide-t-il pour une évaluation TIME ?
UrbaHive ne calcule ni notes TIME, ni verdicts, ni coûts : l'évaluation reste votre méthode, avec votre grille. Il tient le portefeuille évalué dans un référentiel partagé, relié aux flux, serveurs, processus et personnes dont la vérification des dépendances a besoin.
| Ce dont l'exercice TIME a besoin | Comment le faire dans UrbaHive |
|---|---|
| La liste des applications, avec éditeur, stack technique, hébergement | Fiches application : éditeur, stack technique, type de service interne ou externe, serveur d'hébergement, dossier d'architecture technique (DAT) et version |
| Des responsables nommés | Une personne responsable par application, plus des contacts additionnels (internes ou externes, avec ou sans compte) |
| Note de valeur, note de santé, verdict, date cible | Des champs personnalisés (7 types de champs, interrogeables par la recherche) sur la fiche application ; une typologie de statuts définie par votre organisation, par exemple « à décommissionner » |
| Le coût annuel, si vous le suivez | Un champ personnalisé numérique que vous renseignez ; UrbaHive ne suit ni ne totalise les coûts |
| La vérification des dépendances avant Éliminer ou Migrer | Les flux entre applications et le schéma des flux applicatifs ; l'analyse d'impact, qui montre les processus, capacités, serveurs et personnes directement liés à une application |
| Les doublons pour la liste Éliminer | La matrice de couverture capacités × applications signale les capacités servies par plus de quatre applications |
Il n'y a pas d'import Excel ni CSV. Pour charger un tableur comme le modèle, vous saisissez les fiches à la main, ou vous demandez à un agent IA connecté via le serveur MCP (avec le droit d'écriture activé) de lire le fichier et de créer les applications et leurs champs personnalisés ; chaque appel est inscrit au journal d'audit, et aucun outil MCP ne peut supprimer une application, un flux ou un autre objet de la cartographie.
Côté quotas : le plan gratuit couvre 25 applications, de quoi appliquer la méthode à votre périmètre critique. Un portefeuille complet de 80 applications comme celui de l'exemple demande le plan Starter (29 € HT par mois, 100 applications, 5 utilisateurs). Toutes les fonctionnalités sont dans tous les plans.
Questions fréquentes
Que signifie TIME ?
Tolerate, Invest, Migrate, Eliminate : tolérer, investir, migrer, éliminer. Chaque lettre est l'action par défaut d'un quadrant de la matrice qui croise valeur métier et santé technique. Certains éditeurs remplacent Migrate par Modernize ; la logique reste la même.
À quelle fréquence évaluer le portefeuille applicatif ?
Une fois par an pour l'ensemble du portefeuille, idéalement quelques semaines avant les arbitrages budgétaires pour que les verdicts Migrer et Investir puissent être financés. Entre deux campagnes, renotez une application dès qu'un élément important change : fin de support, nouveau responsable, renouvellement de contrat.
Qui doit noter la valeur métier ?
Le responsable métier de chaque application, dans un atelier court où la DSI peut poser des questions et contester. La DSI note la santé technique. Si une application n'a pas de responsable métier, c'est la première chose à corriger ; en attendant, notez-la avec le manager de la principale équipe utilisatrice et signalez la ligne.
Quelle différence entre TIME et la stratégie applicative en couches de rythme (Pace-Layered) du Gartner ?
Les deux ne répondent pas à la même question. TIME dit quoi faire de chaque application (garder, investir, remplacer, décommissionner) selon sa valeur et sa santé. La Pace-Layered Application Strategy du Gartner, parfois écrite « PACE » bien que ce ne soit pas un acronyme, classe les applications selon leur rythme de changement : systèmes d'enregistrement (changement lent, transactions cœur), systèmes de différenciation et systèmes d'innovation (changement rapide, expérimentations). Les deux se combinent : les couches de rythme disent comment gouverner une application à investir, TIME dit si elle mérite l'investissement.
Commencer avec le modèle, le faire vivre dans un référentiel
Une matrice TIME, c'est deux semaines d'inventaire, six ateliers et une règle mécanique ; le plus difficile est de garder responsables, verdicts et dépendances à jour une fois les arbitrages passés. Commencez avec le modèle de matrice TIME gratuit : il calcule les notes et les verdicts et trace la matrice pour vous. Quand le portefeuille doit être partagé et relié aux flux, aux processus et aux responsables, UrbaHive est conçu pour les PME et ETI (50 à 5 000 salariés), avec une prise en main en quelques heures sur le plan gratuit : 1 utilisateur, 25 applications, sans carte bancaire. Créez votre compte UrbaHive.